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· 9 min de lecture

Combien coûte un site internet en Belgique en 2026 ?

19 prestataires belges qui publient leur prix : médiane 797 € hors TVA à périmètre comparable. Et la question que presque personne ne pose — à qui appartient le site ?

Un site vitrine de quatre à sept pages coûte entre 490 et 1 549 € en Belgique, médiane 797 € hors TVA. Mais le prix affiché n’est presque jamais le prix payé : le récurrent médian est de 47 € par mois, soit 1 692 € sur trois ans — souvent plus que le site lui-même. Et sur les cinq prestataires qui vendent en abonnement, quatre ne disent nulle part ce que devient votre site si vous arrêtez.

Relevé effectué le 13 septembre 2026 sur les pages tarifaires publiques de 19 prestataires belges. Aucun montant n’est estimé : tout ce qui suit a été lu sur une page accessible à n’importe qui, en français et en néerlandais.

Les chiffres

PrestationPlancherMédianeHaut
Site vitrine, tous périmètres250 €824 €3 000 €
Site vitrine, 4 à 7 pages490 €797 €1 549 €
Commerce en ligne, offre d’entrée999 €1 503 €3 000 €
Frais récurrents mensuels17 €47 €159 €
Montants hors TVA quand le prestataire le précise — ce n’est pas le cas de trois sur dix-neuf. La plupart des prix sont des « à partir de » : ce sont des planchers, pas des prix de sortie.

L’écart apparent est spectaculaire — un facteur 12, de 250 € pour deux pages à 3 000 € pour un site rédigé de bout en bout. Il tombe à 3,2 dès qu’on compare à périmètre égal. L’essentiel de la dispersion vient du nombre de pages et de ce qui est compris, pas du positionnement du prestataire. C’est la première chose à vérifier sur un devis : combien de pages, et qui écrit les textes.

L’abonnement coûte plus cher que l’achat — et on peut le mesurer

« Votre site à partir de 29 € par mois » est l’offre qui gagne toutes les comparaisons. Voici ce qu’elle coûte réellement sur trois ans.

Offre en abonnementPrix affichéCoût réel sur 36 mois
Bramigo Start29 €/mois, 0 € de mise en place1 044 €
Absolute Référencement Eco49 €/mois1 764 €
Bramigo Pro39 €/mois + 399 €1 803 €
V.PIXEL Vitrine69 €/mois, puis 50 €2 028 €
Egidexdès 95 €/mois3 420 €
Absolute Référencement Essentiel99 €/mois3 564 €
Webstijl All-in2 000 €/an6 000 €
MMBeWeb Starter199 €/mois, puis 159 €6 124 €
Arithmétique sur des montants publiés. Hors TVA quand elle est précisée.

La comparaison qui tranche est celle qu’on peut faire chez un même prestataire, à périmètre identique, parce qu’elle élimine toute discussion sur la qualité :

  • MMBeWeb vend le même type de site 1 837 € à l’achat sur 36 mois (hébergement compris) et 6 124 € en abonnement. Soit 3,33 fois plus cher, 4 287 € d’écart.
  • Egidex : 3 150 € à l’achat contre 3 420 € en abonnement. 1,09 fois. L’écart est marginal.

Le modèle de l’abonnement n’est donc pas mauvais en soi — il étale une dépense, ce qui a de la valeur pour une trésorerie qui démarre. Mais l’écart doit être calculé offre par offre, et il va de 9 % à 233 %. Personne ne le calcule à votre place.

La question que presque personne ne pose : à qui appartient le site ?

C’est le résultat le plus net de ce relevé, et le plus inquiétant.

Sur les cinq prestataires du panel qui vendent en abonnement, quatre ne disent nulle part ce qu’il advient du site si le client arrête de payer. Ni sur la page tarifs, ni dans les conditions accessibles. Un seul l’écrit noir sur blanc — Egidex : « Ton site, ton nom de domaine et ton contenu sont et restent à toi. Toujours. »

Le miroir est frappant : les quatre prestataires qui garantissent explicitement la propriété vendent tous en paiement unique, et en font un argument commercial. L’un d’eux va jusqu’à écrire « Pas de location = 100 % propriétaire ». Un autre livre le code source et tous les accès. Quand un vendeur prend la peine de vous dire que le site est à vous, c’est qu’il sait que la question se pose.

La question à poser, mot pour mot : « Si j’arrête mon abonnement dans deux ans, qu’est-ce que je garde exactement — le nom de domaine, les textes, les photos, le code, la base de données ? Et sous quel délai me les livrez-vous ? » Exigez la réponse par écrit. Un site qu’on ne peut pas emporter n’est pas un actif, c’est un loyer.

Ce que le prix affiché ne comprend pas

Un seul prestataire du panel publie clairement ses exclusions — hébergement, nom de domaine, textes, logo, maintenance. C’est une pratique honnête et rare. Chez les autres, il faut deviner.

Un prestataire liégeois publie un barème d’options qui permet de mesurer le phénomène : page supplémentaire +50 €, logo +150 €, blog +120 €, multilingue +100 €. Sur un forfait à 490 €, ces quatre options le doublent.

La rédaction est le poste le plus systématiquement absent. Elle est exclue, en option, ou passée sous silence chez la majorité ; deux prestataires seulement l’intègrent explicitement. Et elle se chiffre : le seul tarif belge de rédaction publié que nous ayons trouvé est de 75 € de l’heure pour environ 300 mots, soit 0,25 € le mot. Un site de six pages à 400 mots représente 2 400 mots — environ 600 €. À comparer au prix du site lui-même.

Et le récurrent : 47 € par mois en médiane, soit 1 692 € sur trois ans. Sur un site vitrine acheté 797 €, l’entretien coûte deux fois le site.

Et les outils en ligne ?

C’est l’alternative que tout le monde compare, et nous devons être francs sur ce que nous avons pu vérifier.

OutilFormulePrix vérifié en euros
WordPress.comPersonal48 €/an
Premium96 €/an
Business300 €/an
Commerce540 €/an
Odoo (société belge)Une application0 €, sans limite de durée ni d’utilisateurs
Standard24,90 €/utilisateur/mois
Wix, Squarespace, GoDaddy, Jimdo—Non vérifiable en euros
Ces quatre derniers affichent leurs prix en JavaScript et les géolocalisent : nos relevés ont renvoyé des dollars américains puis canadiens selon la tentative. Wix l’écrit d’ailleurs : les prix « peuvent différer selon votre situation géographique ». Nous préférons une case vide à un chiffre non vérifié.

Odoo mérite d’être signalé : société belge, et son offre à une application — qui inclut le module site web — est gratuite sans limite de durée ni d’utilisateurs. C’est la seule offre à 0 € réellement documentée du panel.

Ce que ces outils ne remplacent pas : la rédaction, la structure, le référencement, et quelqu’un à appeler. Un abonnement à 48 € par an n’est pas moins cher qu’un site à 800 € — c’est autre chose.

Les aides publiques : la carte a changé en 2026, et elle est très inégale

Cette section est celle que nous aurions aimé trouver ailleurs. Au 13 septembre 2026, un même projet de site est subsidiable à Bruxelles et ne l’est plus ni en Wallonie ni en Flandre.

Bruxelles — la seule aide qui finance explicitement un site web

La Prime Digitalisation de la Région de Bruxelles-Capitale couvre « le développement ou l’amélioration technique du site internet ». Taux de base 25 %, avec des majorations cumulables (statut Starter, exemplarité environnementale, exemplarité sociale) qui peuvent porter l’intervention à 70 % des dépenses éligibles, plafonnée à 10 000 € par année civile. Intervention minimum 500 €, deux missions par an maximum.

Le piège : la demande doit être introduite au plus tard la veille du début de la mission. Un projet déjà commencé est définitivement inéligible. C’est la règle qui disqualifie le plus de dossiers, et elle ne souffre aucune exception.

Wallonie — le chèque numérique est suspendu depuis le 12 juillet 2026

Le chèque « maturité numérique » des chèques-entreprises est suspendu depuis le 12 juillet 2026, annoncé le 3 juillet. Les dossiers déposés avant cette date sont traités normalement. Le dispositif « est appelé à évoluer et à être intégré dans une nouvelle architecture » — aucune date de remplacement n’est annoncée.

À noter, même du temps où il était actif : il finançait le conseil, pas la construction. Beaucoup de prestataires l’ont présenté comme une aide à la création de site ; ce n’en était pas une. Le chèque Cybersécurité, lui, reste actif — taux de 75 %.

Flandre — restreinte à la cybersécurité depuis le 1er février 2026

Le kmo-portefeuille subsidie 30 % pour une petite entreprise, plafond 7 500 € d’aide par an. Mais depuis le 1er février 2026, le conseil subsidié est limité aux trajets de cybersécurité. Et la page consacrée à la digitalisation excluait déjà explicitement les trajets de développement informatique, les implémentations sans avis écrit préalable et les contrats de maintenance. La création d’un site web n’y a jamais été un poste subsidiable.

Sources officielles : economie-emploi.brussels (Prime Digitalisation) · cheques-entreprises.be (annonce du 3 juillet 2026) · vlaio.be (kmo-portefeuille). Vérifiées le 13 septembre 2026. Ces dispositifs changent : vérifiez à la date de votre projet.

Les sept questions à poser avant de signer

  1. Combien de pages, exactement ? C’est ce qui explique l’essentiel de l’écart entre deux devis.
  2. Qui écrit les textes ? Si ce n’est pas dans le devis, comptez environ 0,25 € le mot en plus, ou votre propre temps.
  3. Si j’arrête, qu’est-ce que je garde ? Domaine, textes, photos, code, base de données. Par écrit.
  4. Quels sont les frais récurrents, en euros par mois ? Médiane du marché : 47 €. Sur trois ans, souvent plus que le site.
  5. Ce prix est-il hors TVA ? Trois prestataires sur dix-neuf ne le précisent pas. À 21 %, ce n’est pas un détail.
  6. Quel est le délai, et que se passe-t-il s’il n’est pas tenu ? Sept prestataires sur dix-neuf n’en publient aucun.
  7. Suis-je éligible à une aide, et quand faut-il la demander ? À Bruxelles, la veille du début de la mission — pas après.

Où nous nous situons

Notre site vitrine est à 790 € hors TVA, rédaction comprise. C’est à quelques euros de la médiane belge à périmètre comparable (797 €) — nous ne sommes donc ni les moins chers, ni chers.

Ce qui nous sépare de la médiane est ailleurs, et se vérifie : la rédaction est comprise alors qu’elle est le poste le plus souvent exclu ; l’hébergement est à 4,90 € par mois, au même prix au renouvellement ; et le site vous appartient, y compris le code, sans condition de durée. Nous ne vendons pas d’abonnement qui retient le site en otage — la question n° 3 ci-dessus, nous y répondons oui.

Un site sur mesure ou une refonte démarre à 1 900 € hors TVA.

Sources

Pages tarifaires publiques de V.PIXEL, KRM Concept, Absolute Référencement, Website Designer, DYsign, DE VISU on web, Beyond Creations, DST Webdesign, SitePerso, Minuteweb, site-vitrine.be, Egidex, Bramigo, Digimi, Webhero, SiteForge, Webstijl, Virtuals Vision et MMBeWeb, consultées le 13 septembre 2026. Copyloot et Varamedia pour la rédaction. WordPress.com et Odoo pour les outils en ligne. economie-emploi.brussels, cheques-entreprises.be et vlaio.be pour les aides publiques.

Les prix cités changent. Ce relevé est daté du 13 septembre 2026 et sera remis à jour. Si vous constatez un écart avec une page que vous venez d’ouvrir, écrivez-nous : la correction sera faite et signalée en bas de cet article.

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